Campagne nationale contre le cancer de la peau

Campagne nationale contre le cancer de la peau

Dans le cadre d' »Euromelanoma« , la Société suisse de dermatologie et vénéréologie (SSDV) s’engage pour la prévention du cancer de la peau et appelle la population à protéger sa peau contre les rayons UV nocifs.

La campagne internationale Euromelanoma est une initiative de plusieurs pays européens et de leurs sociétés de dermatologie. Des actions et des manifestations seront organisées à cet effet au printemps dans les pays participants. En Suisse, les services de dermatologie des hôpitaux universitaires proposent des examens de la peau et des séances d’information.

Vous n’avez qu’une seule peau – protégez-vous des rayons UV nocifs

Une personne sur trois développe un cancer de la peau au cours de sa vie. Si le cancer de la peau est détecté et enlevé à un stade précoce, la grande majorité des patients peuvent être guéris. Le dépistage précoce du cancer de la peau est donc essentiel et peut sauver des vies.

Passer du temps dehors par beau temps : En montagne, au bord de l’eau, dans la nature – qu’y a-t-il de plus beau ? Une bonne protection solaire est essentielle pour profiter de l’extérieur en toute sérénité et sans danger. En effet, le nombre de nouveaux cas de cancer principal a doublé au cours des trente dernières années. En Suisse, 25 000 personnes sont atteintes chaque année d’un cancer de la peau – le nombre le plus élevé de nouveaux cas en Europe. Une prévention adéquate permettrait de réduire massivement ce chiffre.

Une bonne prévention n’est pas seulement importante pendant les vacances : les personnes qui sont fortement exposées au soleil dans le cadre de leur travail ont également besoin d’une bonne protection solaire.

Vérifier la présence de taches suspectes sur la peau : Comment faire ? C’est ce que montre ce film

Questions et réponses sur le cancer de la peau et la protection solaire

Sponsors de la campagne nationale contre le cancer de la peau

Sans le soutien généreux des entreprises suivantes, nous ne pourrions pas mettre en œuvre la campagne nationale contre le cancer de la peau

Eucerin

Comment se protéger au mieux contre le cancer de la peau ?

Le meilleur moyen de prévenir le cancer de la peau est de se protéger d’un rayonnement solaire excessif. La protection solaire est particulièrement importante pour les enfants.

  • Évitez le soleil intense, surtout à la mi-journée. Vers le milieu de la journée, l’effet du soleil est plusieurs fois supérieur à celui du matin ou de l’après-midi.
  • La meilleure protection solaire à l’extérieur est obtenue grâce aux vêtements et aux couvre-chefs. La qualité de cette protection dépend du type et de la densité des tissus.
  • Protéger les yeux avec des lunettes de soleil
  • Utilisez un écran solaire avec un facteur de protection élevé. Voir à ce sujet d’autres conseils et informations au bas du texte.
  • Ne pas visiter les solariums

Les règles d’or pour un traitement précoce du cancer de la peau

Le cancer de la peau peut être bien traité. Si le diagnostic est posé à un stade précoce, les chances de guérison complète sont très élevées.

  • Examiner régulièrement le corps à la recherche de lésions cutanées
  • Ne pas ignorer les changements cutanés reconnus et suspects
  • Ne pas les regarder évoluer
  • N’essayez pas de traiter vous-même les lésions cutanées
  • Réagissez immédiatement et consultez sans tarder votre médecin de famille ou votre dermatologue.

Qu’est-ce que le cancer de la peau ?

Le cancer de la peau est un terme générique qui désigne différentes formes de tumeurs cutanées malignes (malignes). Les deux formes de cancer de la peau claire (carcinome basocellulaire et carcinome spinocellulaire) sont les plus fréquentes. Elles se forment dans la couche la plus externe de la peau, puis pénètrent plus profondément dans la peau et détruisent les tissus locaux. Si l’on attend trop longtemps avec le traitement, des métastases peuvent se former dans les carcinomes spinocellulaires. Le très dangereux cancer noir de la peau (mélanome) touche plus de 2700 personnes par an en Suisse. Il se forme à partir des cellules pigmentaires (mélanocytes) de la peau. Le mélanome est la forme la plus dangereuse de cancer de la peau. Si elle n’est pas détectée et enlevée à temps, elle forme des métastases. Chaque année, la maladie est fatale à plusieurs centaines de personnes. Le dépistage précoce peut sauver des vies.


Quelle est la fréquence du cancer de la peau ?

Le cancer de la peau est devenu extrêmement fréquent. En Suisse, le risque de développer un cancer de la peau est particulièrement élevé. La Suisse est considérée comme un « pays à haut risque » pour le cancer de la peau. Chaque année, 25 000 nouveaux cas de cancer de la peau sont diagnostiqués et une personne sur trois de plus de 70 ans est touchée par un cancer de la peau clair. C’est le nombre le plus élevé de nouveaux cas en Europe. L’exposition aux UV de la population suisse est relativement élevée, d’une part en raison des loisirs en montagne et au bord des lacs, d’autre part en raison des voyages très populaires dans les pays ensoleillés.


Quelles sont les causes du cancer de la peau ?

Les deux types de cancer de la peau sont pratiquement toujours causés par les rayons UV du soleil.


Quels sont les effets des rayons UV ?

Les rayons UVB pénètrent profondément dans l’épiderme et sont à l’origine des coups de soleil, des dommages à l’ADN des cellules et, par conséquent, du développement du cancer de la peau. Les rayons UVA pénètrent dans le tissu conjonctif (derme) et sont à l’origine de dommages chroniques dus à la lumière (p. ex. vieillissement de la peau) ainsi que du cancer de la peau. En outre, ils sont responsables de la formation de radicaux libres et de réactions phototoxiques et photo-allergiques.

Pour en savoir plus sur l’indice UV, consultez le site de l’Office fédéral de la santé publique. Sur MétéoSuisse, vous trouverez des prévisions concernant les UV : plus l’indice UV est élevé, plus vous devez vous protéger, c’est-à-dire vous habiller en conséquence, vous enduire de crème solaire et éviter le soleil direct.


Qui est à risque ?

Le cancer de la peau peut toucher n’importe qui, à n’importe quel âge. Il apparaît le plus souvent chez les personnes de plus de 50 ans et chez celles qui s’exposent fréquemment au soleil.


Pourquoi la peau des enfants est-elle particulièrement vulnérable ?

La peau des enfants est plus sensible. Certaines cellules de la peau en formation sont plus exposées aux rayons UV que chez l’adulte. Les enfants et les adolescents doivent être protégés des coups de soleil. Il existe un lien entre le nombre de coups de soleil pris pendant l’enfance et l’adolescence et le risque de développer un cancer de la peau plus tard dans la vie. Outre le fait d’éviter le soleil à midi, de se mettre à l’ombre, de porter des vêtements imperméables aux UV et un chapeau, il faut absolument utiliser des produits à très haute protection solaire (SPF50+).


Le solarium permet-il de préparer la peau au soleil ?

Définitivement NON. Dans la plupart des solariums, des rayons UVA sont administrés. Les coups de soleil sont causés par les rayons UVB. Le bronzage acquis dans un solarium ne permet pas de réduire l’exposition aux rayonnements dans la nature. De plus, les rayons UV du solarium sont eux-mêmes nocifs pour la peau. Ils limitent le vieillissement de la peau et contribuent au développement du cancer de la peau.


Puis-je préparer ma peau au soleil avec des aliments comme les tomates, le chocolat ou avec des « cocktails de vitamines » ?

Il est scientifiquement prouvé que la sensibilité de la peau au soleil peut être influencée par certains aliments. Son effet est toutefois très limité et nécessite, dans le respect de règles diététiques strictes, l’ingestion de grandes quantités de certains aliments. La préparation de la peau au soleil à l’aide d’aliments ou de compléments alimentaires n’est pas adaptée à la vie quotidienne et n’est pas recommandée.


Que signifie SPF ?

Les trois lettres SPF, comme nous les trouvons tous sur les produits de protection solaire, sont l’abréviation du terme anglais Sun Protection Factor(facteur de protection solaire). L’indice de protection solaire est déterminé pour chaque produit dans des conditions de laboratoire strictement contrôlées, avec une exposition à la lumière solaire artificielle (lumière UV exclusivement) sur des volontaires. Ce facteur est le rapport entre le temps nécessaire à l’apparition des premières rougeurs sur une peau protégée par un produit solaire et le temps nécessaire à l’apparition des premières rougeurs sur une peau non protégée. Cette dernière s’appelle la période d’autoprotection. La durée d’autoprotection dépend du type de peau. Les personnes à la peau claire ont un temps d’autoprotection plus court, les personnes à la peau foncée ont un temps d’autoprotection plus long (5 à 30 minutes). Un produit avec un FPS 50 est deux fois plus puissant qu’un produit avec un FPS 25 ou 5 fois plus puissant qu’un produit avec un FPS 10. Pour en savoir plus, voir le film.


Quel facteur de protection solaire (FPS) dois-je choisir ?

En règle générale, il convient de s’enduire de produits de protection solaire avec un FPS d’au moins 30 lorsque l’on se trouve à l’extérieur. Plus la peau est claire, plus elle est située au-dessus du niveau de la mer, plus la destination de vacances est proche de l’équateur et plus la saison est estivale, plus le choix d’un FPS doit être élevé.


Comment choisir un produit de protection solaire ?


Quand faut-il appliquer un produit de protection solaire ?

En principe, il faut appliquer de la crème avant toute exposition au soleil. La recommandation de s’enduire de crème 20 à 30 minutes avant l’exposition est judicieuse dans la mesure où le produit peut « sécher » pendant ce temps et ainsi mieux se maintenir sur la peau. L’affirmation selon laquelle les produits n’agissent qu’au bout de 20 à 30 minutes est fausse. Ils agissent immédiatement – sauf que le produit ne s’est pas encore « solidifié » sur la peau et se perd donc plus facilement.


Quelle quantité de crème solaire dois-je appliquer ?

En général, on n’applique pas assez de produit solaire (1mg/cm2 au lieu de 2) et la performance déclarée sur l’emballage n’est pas atteinte. En outre, des endroits – même exposés – sont souvent oubliés. La recommandation est donc d’appliquer 2 fois de la crème. Cela permet d’appliquer les 2mg/cm2 sur la peau et d’augmenter les chances de traiter une zone qui n’a pas été enduite de crème.


Est-ce que je bronze avec un FPS élevé ?

Le bronzage est le signe d’une lésion de la peau. Le principe de base est le suivant : un bronzage sain n’existe pas. Même les produits solaires à très haute protection ne bloquent jamais complètement les rayons UV. Une petite partie du rayonnement pénètre tout de même dans la peau et provoque un bronzage. Les mécanismes naturels de protection solaire de la peau, comme l’épaississement de la couche cornée et la pigmentation, ne se mettent en place qu’après quelques jours d’exposition. Il est donc important de se protéger particulièrement soigneusement du soleil au début et il n’est pas conseillé de passer à des produits avec un FPS plus faible dès les premiers signes de bronzage (pigmentation). La peau a toujours besoin d’une protection supplémentaire en cas d’exposition élevée aux rayons, car le bronzage ne peut jamais protéger d’une exposition élevée aux rayons.


Puis-je prolonger ma protection solaire en appliquant à nouveau de la crème ?

Immédiatement après l’application de la crème, l’efficacité de la protection solaire commence à diminuer, en fonction de l’activité (mouvement, sport, baignade, allongé sur une serviette de bain, etc.) Renouveler l’application de la crème permet de maintenir l’efficacité de la protection solaire. En théorie, il est possible d’augmenter l’efficacité de la protection solaire en appliquant sur la peau plus que les 2mg/cm2 nécessaires pour obtenir la protection déclarée sur l’emballage. Mais en pratique, la seule façon d’augmenter la protection solaire est de choisir un produit avec un FPS plus élevé.


Quelle est la sécurité d’un produit solaire résistant à l’eau ?

La résistance à l’eau est testée selon les directives européennes. Le produit de protection solaire est appliqué sur le dos de volontaires qui passent ensuite deux fois 20 minutes dans un bain à remous. Après cette période, le produit appliqué doit encore présenter 50 % de l’efficacité de protection initiale. Pour les produits extra-résistants à l’eau, cette protection doit être assurée même après quatre fois 20 minutes passées dans le spa. Ce paramètre de performance est une valeur très technique qui reflète mal la réalité. Le séjour dans l’eau est généralement relativement court par rapport à la durée totale d’exposition au soleil et l’abrasion due aux éclaboussures est beaucoup plus importante que dans un jacuzzi. Comme l’efficacité de la protection solaire diminue fortement après un séjour dans l’eau, après avoir transpiré ou même après s’être essuyé, il convient en principe d’appliquer à nouveau de la crème après une telle activité afin de pouvoir maintenir la protection solaire choisie.


Quelles sont les principales causes des allergies au soleil ?

Le terme d’allergie solaire est généralement utilisé par les non-spécialistes pour désigner des lésions cutanées telles que des pustules, des vésicules ou des plaques qui démangent et qui se sont formées après une exposition au soleil. Cet auto-diagnostic peut cacher une multitude de modifications ou de maladies cutanées possibles liées à la lumière. Les déclencheurs de ces modifications cutanées sont souvent les rayons UVA qui pénètrent profondément dans la peau. Certains adjuvants utilisés dans la fabrication des produits de protection solaire peuvent favoriser ces réactions, voire les renforcer. Il faut envisager de changer de produit et s’assurer que le produit solaire choisi offre une protection suffisante contre les UVA (logo UVA). Si aucun changement n’est constaté, il est nécessaire de consulter un spécialiste.


Quelle est la durée de conservation des produits de protection solaire ?

Les produits de protection solaire peuvent être étiquetés soit avec une date de péremption, soit avec un petit pot de crème ouvert avec l’indication d’un chiffre et d’une lettre (par exemple 12M). Le 12 représente le nombre de mois, le « M » l’unité du mois. Le produit peut donc être utilisé pendant 12 mois après son ouverture. Pour les produits du commerce de masse, la durée de conservation n’est souvent déclarée qu’avec ce pot de crème. Les indications de durée de conservation ne sont toutefois valables que si les produits sont stockés de manière appropriée. Le stockage dans une voiture exposée plusieurs fois au soleil pendant des heures ou le fait de la congeler plusieurs fois en hiver peut considérablement endommager le produit. Si le produit n’est pas stocké correctement, la base (crème, lotion) peut se séparer, ce que le consommateur remarque généralement rapidement. Ce qui est moins évident, c’est que les filtres solaires joints peuvent être dégradés et que l’efficacité de la protection, mais aussi la sécurité du produit, ne sont plus garanties. N’achetez JAMAIS un produit de protection solaire qui n’indique pas sa durée de conservation.


À partir de quand peut-on utiliser des produits de protection solaire sur les bébés ?

De nombreux fabricants proposent des produits de protection solaire pour les enfants dès leur première année. Les dermatologues recommandent de ne PAS exposer les bébés et les jeunes enfants au soleil jusqu’à trois ans.


Puis-je calculer le temps pendant lequel je peux m’exposer sans dommage au soleil avec mon temps d’autoprotection personnel et le FPS que j’ai choisi ?

Définitivement NON. La mesure du FPS est effectuée sur des volontaires dans des conditions strictement contrôlées dans un laboratoire d’essais cliniques avec la lumière artificielle du soleil (lumière UV exclusivement). Des travaux scientifiques récents suggèrent que le FPS déterminé à l’aide de la lumière solaire artificielle est plus élevé que le FPS pouvant être déterminé à l’aide de la lumière solaire naturelle. Dans ce contexte, il est strictement déconseillé d’utiliser le temps d’autoprotection et le facteur de protection solaire pour calculer des durées pendant lesquelles on pourrait s’exposer au soleil sans dommages. Le FPS doit uniquement servir à distinguer les produits à très haute protection (FPS 50+), à haute protection (FPS 30, 50), à protection moyenne (FPS 15,20, 25) et à faible protection (FPS 6, 10).


Les produits de protection solaire contenant des nanoparticules sont-ils dangereux ?

Les nanoparticules absorbent et réfléchissent les rayons UV. Si les produits de protection solaire contiennent des nanoparticules, cela doit être déclaré sur le produit. Le terme (nano) est indiqué entre parenthèses derrière la désignation de la nanoparticule (p. ex. dioxyde de titane). Les nanoparticules sont des particules dont la taille est inférieure à 100 nanomètres (nm). 1nm correspond à un milliardième de mètre. La différence de taille entre un nanomètre et un mètre correspond à peu près à la différence de taille entre un puceron (taille 6-7 mm) et la distance entre Zurich et New York (6’300 km). Les nanoparticules sont très petites. La crainte que ces petites particules puissent traverser la peau est régulièrement exprimée. La partie supérieure de notre peau – la couche cornée – est toutefois constituée de telle sorte que les petites particules ne peuvent pas pénétrer à travers la peau. Un autre élément empêche en outre la pénétration des particules : lorsque le produit de protection solaire contenant les nanoparticules « sèche » sur la peau, c’est-à-dire lorsque tous les composants volatils (par exemple l’eau) se sont évaporés, les particules sont « piégées » dans un film mince mais très visqueux sur la peau. Ce dernier point est également important lorsque la couche cornée est endommagée. De nombreuses personnes ne réalisent pas que les filtres solaires nanoparticulaires sont plus grands que tous les autres filtres autorisés. Les produits de protection solaire contenant des nanoparticules peuvent être considérés comme sûrs. En tout cas, la pénétration de la peau n’a jamais pu être prouvée scientifiquement jusqu’à présent.


Les produits chers sont-ils meilleurs ?

Les paramètres de performance des produits de protection solaire sont déterminés selon des procédures internationales standardisées. Les valeurs déclarées doivent être garanties par le producteur et sont indépendantes du prix. Les produits plus chers sont parfois plus agréables sur le plan cosmétique et offrent des « prestations supplémentaires » telles que l’hydratation, l’effet antioxydant, etc. La mesure de ces prestations supplémentaires n’est pas normalisée, comme c’est le cas pour la radioprotection. Elle ne doit pas non plus être garantie.


Comment la qualité des produits de protection solaire est-elle garantie ?

En Europe, y compris en Suisse, les produits de protection solaire font partie de la classe de produits « cosmétiques ». Les exigences en matière de qualité sont régies par la loi. Contrairement à la plupart des ingrédients que l’on trouve dans les produits cosmétiques, les filtres solaires sont approuvés par les autorités après une procédure d’autorisation rigoureuse. Une liste des filtres autorisés est publiée par l’Union européenne et adaptée en permanence à l’état des connaissances scientifiques. La Suisse reprend les données de cette liste. La concentration maximale d’utilisation des filtres et les indications qui les accompagnent sont prescrites et doivent être respectées. La qualité des produits de protection solaire peut être considérablement altérée par un stockage inapproprié de la part de l’utilisateur. Les indications de durée de conservation déclarées sur les produits doivent être respectées.


Les crèmes solaires polluent-elles les eaux ?

Récemment, le débat public s’est concentré sur les effets potentiels de filtres UV organiques spécifiques (oxybenzone et octinoxates) sur les coraux. Deux États américains (dont la Californie) prévoient d’interdire les produits de protection solaire contenant les filtres mentionnés ou l’ont déjà fait, comme Hawaï par exemple. Dans l’ensemble, la recherche sur les effets possibles des substances, y compris les filtres UV, sur les coraux n’en est qu’à ses débuts. En particulier, la transférabilité des données issues d’études de laboratoire aux conditions réelles en mer n’est pas clarifiée. L’influence de nombreux autres facteurs présents simultanément, tels que les anomalies de température, les conditions météorologiques extrêmes, la pollution terrestre due au développement côtier et à l’agriculture, les pratiques de pêche non durables et l’augmentation de la présence d’espèces invasives nuisibles aux coraux, n’est pas non plus connue. Actuellement, il n’existe aucune certitude scientifique quant à savoir si et dans quelle mesure les filtres UV ont un impact sur les récifs coralliens et l’environnement marin en général dans des conditions réelles. Dans ce contexte, des termes tels que « respectueux des coraux », « adapté aux récifs » ou « sans danger pour l’océan » ne sont pas appropriés pour les produits de protection solaire. Il n’en reste pas moins que de grandes quantités de substances « fabriquées intentionnellement » dans notre vie quotidienne sont déversées chaque jour dans nos eaux, de manière plus ou moins non traitée. Les filtres solaires, particulièrement faciles à détecter en raison de leurs propriétés physico-chimiques, ne représentent qu’une petite partie de l’ensemble.