{"id":73311,"date":"2024-02-13T10:58:48","date_gmt":"2024-02-13T09:58:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.derma.swiss\/la-formation-postgraduee-de-specialiste-en-dermatologie-et-venereologie-en-suisse-le-temps-dun-changement\/"},"modified":"2024-02-13T10:58:48","modified_gmt":"2024-02-13T09:58:48","slug":"la-formation-postgraduee-de-specialiste-en-dermatologie-et-venereologie-en-suisse-le-temps-dun-changement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.derma.swiss\/fr\/la-formation-postgraduee-de-specialiste-en-dermatologie-et-venereologie-en-suisse-le-temps-dun-changement\/","title":{"rendered":"La formation postgradu\u00e9e de sp\u00e9cialiste en dermatologie et v\u00e9n\u00e9r\u00e9ologie en Suisse &#8211; le temps d&rsquo;un changement ?"},"content":{"rendered":"<div id=\"langtext_div00\" class=\"Lead\">Il est bien connu que l&rsquo;obtention d&rsquo;un poste de formation postgradu\u00e9e en dermatologie et v\u00e9n\u00e9r\u00e9ologie n&rsquo;est pas chose ais\u00e9e. De nombreux m\u00e9decins-assistants motiv\u00e9s et qualifi\u00e9s sont contraints, malgr\u00e9 de nombreux efforts, de choisir une autre sp\u00e9cialit\u00e9. En outre, nous nous demandons : \u00ab\u00a0Que faut-il pour une bonne formation continue ?\u00a0\u00bb<br \/>\nCes th\u00e8mes nous pr\u00e9occupent, nous, les Swiss Young Dermatologists (SYD). Car parmi nous, il y en a qui esp\u00e8rent et attendent un poste de formation postgradu\u00e9e dans une clinique de cat\u00e9gorie A. Nous avons donc besoin de votre aide. Les pages suivantes souhaitent refl\u00e9ter diff\u00e9rentes opinions sur le th\u00e8me de la formation continue. Nous avons pour cela plusieurs m\u00e9decins assistants, le Dr T. Plaza (cliniques Plaza) et le Prof. Th. K\u00fcndig (USZ) a \u00e9t\u00e9 interview\u00e9.\n<\/div>\n<div id=\"langtext_div0\" class=\"Zwischentitel\">Entretiens avec des m\u00e9decins assistants<\/div>\n<div id=\"langtext_div1\" class=\"Text\">(Dr. med. Rahel Bianchi)<\/div>\n<div id=\"langtext_div2\" class=\"Text\">Nous avons men\u00e9 des entretiens sur ce th\u00e8me avec des m\u00e9decins assistants de diff\u00e9rentes r\u00e9gions et aux parcours vari\u00e9s. Toutes les personnes interrog\u00e9es travaillent actuellement dans des cabinets m\u00e9dicaux. Le fait qu&rsquo;il y ait beaucoup de candidats, mais peu de postes, est per\u00e7u comme une difficult\u00e9 particuli\u00e8re. Ainsi, le souhait des m\u00e9decins-assistant(e)s est clair : \u00ab\u00a0Il faut plus de places de formation ! L&rsquo;attribution des postes est \u00e9galement jug\u00e9e peu transparente par les m\u00e9decins assistants. En ce qui concerne la possibilit\u00e9 de poser sa candidature, il n&rsquo;a souvent \u00e9t\u00e9 fait mention que de sessions de candidature r\u00e9guli\u00e8res, loin dans le futur. Selon les m\u00e9decins-assistants, les crit\u00e8res d&#8217;embauche varient \u00e9galement d&rsquo;une clinique \u00e0 l&rsquo;autre. Les m\u00e9decins-assistants souhaitent une r\u00e9glementation uniforme concernant les qualifications pr\u00e9alables n\u00e9cessaires pour \u00eatre engag\u00e9 dans un h\u00f4pital de cat\u00e9gorie A. Ils souhaitent \u00e9galement que les m\u00e9decins-assistants puissent b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une formation continue. Il existe en outre un souhait d&rsquo;annonces de postes, m\u00eame si des postes doivent \u00eatre pourvus \u00e0 court terme, afin de cr\u00e9er un syst\u00e8me plus transparent. D&rsquo;une mani\u00e8re tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9rale, les personnes interrog\u00e9es voient la solution dans l&rsquo;augmentation du nombre de postes dans les h\u00f4pitaux A et\/ou dans la r\u00e9duction de la p\u00e9riode A obligatoire de 3 \u00e0 1 ou 2 ans. Les d\u00e9lais d&rsquo;attente pour les nouveaux patients peuvent aller jusqu&rsquo;\u00e0 6 mois, tant en clinique qu&rsquo;en cabinet. Cependant, une formation qui se d\u00e9roule exclusivement dans la pratique, comme cela est possible en Allemagne par exemple, n&rsquo;entre pas en ligne de compte pour toutes les personnes interrog\u00e9es. Les m\u00e9decins-assistants consid\u00e8rent la formation dans un h\u00f4pital de cat\u00e9gorie A comme un \u00e9l\u00e9ment essentiel de la formation postgradu\u00e9e : \u00ab\u00a0Pour \u00eatre polyvalent et pour avoir travaill\u00e9 dans tous les domaines de la dermatologie avant le titre FMH\u00a0\u00bb. Un autre obstacle est le manque de compatibilit\u00e9 entre vie professionnelle et vie familiale. La possibilit\u00e9 de travailler \u00e0 temps partiel n&rsquo;existe que rarement, aussi bien pour les m\u00e9decins assistants que pour les femmes. Cela limite encore davantage les possibilit\u00e9s d&rsquo;achever la formation de m\u00e9decin sp\u00e9cialiste. On d\u00e9plore \u00e9galement le fait que l&rsquo;on exige souvent une exp\u00e9rience pr\u00e9alable (par exemple en m\u00e9decine interne ou en chirurgie), mais que celle-ci n&rsquo;est pas repr\u00e9sent\u00e9e dans le cursus de sp\u00e9cialisation et ne peut donc pas \u00eatre prise en compte, par exemple au sens d&rsquo;une ann\u00e9e \u00e9trang\u00e8re. En raison de la longue p\u00e9riode d&rsquo;attente pour un poste en dermatologie, les m\u00e9decins assistants sont souvent beaucoup plus proches d&rsquo;un titre de sp\u00e9cialiste alternatif ou ont m\u00eame d\u00e9j\u00e0 termin\u00e9 un tel titre. \u00ab\u00a0C&rsquo;est souvent frustrant\u00a0\u00bb, dit-on en g\u00e9n\u00e9ral. Cependant, personne parmi les personnes interrog\u00e9es ne pr\u00e9f\u00e9rerait un autre sp\u00e9cialiste \u00e0 celui de la dermatologie et de la v\u00e9n\u00e9r\u00e9ologie. \u00ab\u00a0Je suis convaincue d&rsquo;\u00eatre arriv\u00e9e dans la bonne sp\u00e9cialit\u00e9\u00a0\u00bb, indique l&rsquo;une des personnes interrog\u00e9es. Mais certains pourraient tout \u00e0 fait s&rsquo;imaginer une formation, par exemple en Allemagne, avec l&rsquo;obtention du titre de sp\u00e9cialiste allemand : \u00ab\u00a0Je ne me laisse plus emp\u00eacher par le titre de sp\u00e9cialiste en dermatologie et v\u00e9n\u00e9rologie\u00a0\u00bb, d\u00e9clare un:e m\u00e9decin assistant:e \u00e0 la question de savoir si une formation \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger est envisageable : \u00ab\u00a0Apr\u00e8s avoir d\u00e9j\u00e0 d\u00fb attendre plusieurs ann\u00e9es et vouloir terminer le titre de sp\u00e9cialiste, je vais justement passer une ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger\u00a0\u00bb.<\/div>\n<div id=\"langtext_div3\" class=\"Zwischentitel\">Entretien avec le Dr Tobias Plaza, cliniques Plaza<\/div>\n<div id=\"langtext_div4\" class=\"Text\">(Dr. med. Barbara Erni)<\/div>\n<div id=\"langtext_div5\" class=\"Text\"><b>Dr Barbara Erni (BE) : Il est de notori\u00e9t\u00e9 publique que l&rsquo;obtention d&rsquo;un poste de formation postgradu\u00e9e en dermatologie repr\u00e9sente un d\u00e9fi. Les cliniques A sont souvent consid\u00e9r\u00e9es comme des \u00ab\u00a0goulots d&rsquo;\u00e9tranglement\u00a0\u00bb. Quelles possibilit\u00e9s vois-tu pour aborder ce probl\u00e8me ?<\/b><\/div>\n<div id=\"langtext_div6\" class=\"Text\">Tobias Plaza (TP) : Je pense qu&rsquo;il faut planifier la formation continue de mani\u00e8re fondamentalement diff\u00e9rente. La structure des soins dermatologiques en Suisse a consid\u00e9rablement \u00e9volu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es et la politique de sant\u00e9 menace de prendre des mesures r\u00e9glementaires que nous pouvons contrer en planifiant bien les postes de formation postgradu\u00e9e.<\/div>\n<div id=\"langtext_div7\" class=\"Text\"><b>BE : Comment cela pourrait-il se faire concr\u00e8tement ?<\/b><\/div>\n<div id=\"langtext_div8\" class=\"Text\">TP : Nous devrions, avec la soci\u00e9t\u00e9 de discipline m\u00e9dicale, charger la Commission pour la formation et la recherche d&rsquo;organiser la formation postgradu\u00e9e en dermatologie dans toute la Suisse sur la base d&rsquo;une planification des besoins fond\u00e9e sur la situation actuelle en mati\u00e8re de soins, en collaboration avec la commission de d\u00e9ontologie. Ce n&rsquo;est que lorsque nous saurons de combien de sp\u00e9cialistes nous aurons effectivement besoin sans augmentation de volume dans les 5 \u00e0 10 prochaines ann\u00e9es, par exemple en raison des d\u00e9parts \u00e0 la retraite dans les cabinets et les cliniques, que nous pourrons concr\u00e8tement cr\u00e9er les postes de formation postgradu\u00e9e ad\u00e9quats dans les cabinets et les cliniques qui en ont besoin.<\/div>\n<div id=\"langtext_div9\" class=\"Text\"><b>BE : Comment penses-tu que les h\u00f4pitaux et les cabinets m\u00e9dicaux pourraient collaborer pour une formation continue r\u00e9ussie ?<\/b><\/div>\n<div id=\"langtext_div10\" class=\"Text\">TP : il devrait y avoir une rotation fiable entre les h\u00f4pitaux et les cabinets m\u00e9dicaux, organis\u00e9e conjointement par la commission de formation, compos\u00e9e de cliniciens, de praticiens et de repr\u00e9sentants du SYD, sur la base de la planification des besoins mentionn\u00e9e. Les h\u00f4pitaux A disposeraient ainsi d&rsquo;un pool de postes nettement plus important pour la formation postgradu\u00e9e, qu&rsquo;ils pourraient occuper avec des m\u00e9decins-assistants qui seraient ensuite affect\u00e9s temporairement en cabinet ou dans des h\u00f4pitaux publics. Actuellement, on constate d\u00e9j\u00e0 que les cliniques A augmentent nettement le nombre d&rsquo;assistants de formation postgradu\u00e9e. Ainsi, \u00e0 B\u00e2le, \u00e0 l&rsquo;USB, le nombre de postes de formation postgradu\u00e9e \u00e9tait par exemple de 10 en 2020 dans le concept de formation postgradu\u00e9e, en 2022, selon les statistiques de l&rsquo;ISFM, il y avait d\u00e9j\u00e0 14 assistants de formation postgradu\u00e9e et en 2023, on trouve d\u00e9j\u00e0 sur le site Internet de la dermatologie 23 m\u00e9decins assistants dans la dermatologie de cet \u00e9tablissement (note de la r\u00e9daction, \u00e9tat 2023 : 20 au total ; 15 \u00e0 temps plein et 5 \u00e0 temps partiel). Si les besoins \u00e9taient suffisamment \u00e9lev\u00e9s selon la planification et si l&rsquo;on disposait par exemple de 4 cabinets C avec 2 \u00e0 3 postes chacun dans le r\u00e9seau, 10 m\u00e9decins-assistants suppl\u00e9mentaires au total pourraient \u00eatre s\u00e9lectionn\u00e9s par le biais de l&rsquo;USB et effectuer des rotations dans les cabinets C pendant 1 \u00e0 2 ans. Ainsi, 33 jeunes coll\u00e8gues au lieu de 23 seraient dans la situation o\u00f9 leur formation continue serait assur\u00e9e de mani\u00e8re bien planifi\u00e9e dans le pays. Je ne comprends pas pourquoi, selon les statistiques de l&rsquo;ISFM, 50% des m\u00e9decins-assistants, par exemple \u00e0 l&rsquo;USB, ont un dipl\u00f4me de m\u00e9decin de l&rsquo;UE et pas de dipl\u00f4me de m\u00e9decin suisse, alors que la demande de postes de formation postgradu\u00e9e en dermatologie est si \u00e9lev\u00e9e parmi les dipl\u00f4m\u00e9s suisses en m\u00e9decine. Une plus grande proportion de m\u00e9decins-assistants suisses dans les cliniques A \u00e9largirait encore le \u00ab\u00a0goulet d&rsquo;\u00e9tranglement que constitue la clinique A\u00a0\u00bb. Je suis fermement convaincue que la planification de la formation continue et de la rotation pourrait \u00eatre bien mieux organis\u00e9e avec l&rsquo;aide de la SSDV et nous devons aborder ce sujet et nous y efforcer en temps voulu au sein du comit\u00e9 directeur.<\/div>\n<div id=\"langtext_div11\" class=\"Text\">Si nous voulons faire une planification raisonnable des besoins, il faut bien s\u00fbr aussi tenir compte du fait que, dans notre sp\u00e9cialit\u00e9, nous avons d&rsquo;une part une tr\u00e8s forte proportion de femmes qui, souvent pour des raisons familiales, travaillent plus tard \u00e0 temps partiel et que, d&rsquo;autre part, les jeunes coll\u00e8gues souhaitent eux aussi plus souvent ne travailler qu&rsquo;\u00e0 temps partiel afin d&rsquo;avoir un bon \u00e9quilibre entre vie professionnelle et vie priv\u00e9e. De plus, certains coll\u00e8gues du cabinet proposent 20 \u00e0 30 % de prestations esth\u00e9tiques et sont donc consid\u00e9r\u00e9s comme des sp\u00e9cialistes \u00e0 temps partiel dans la planification des soins en dermatologie. Un nombre \u00e9lev\u00e9 de postes de formation postgradu\u00e9e peut donc \u00eatre trompeur si, par la suite, une grande partie des sp\u00e9cialistes ne travaille, du moins temporairement, qu&rsquo;\u00e0 50% en soins dermatologiques de base. Si l&rsquo;on tient compte de ce fait, il y a probablement non seulement trop peu de postes A, mais aussi nettement trop peu de postes C et D dans les cabinets.<\/div>\n<div id=\"langtext_div12\" class=\"Text\"><b>BE : Que penses-tu de l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un \u00ab\u00a0syst\u00e8me pyramidal\u00a0\u00bb dans lequel la formation postgradu\u00e9e en dermatologie commence dans une clinique C ou D et se poursuit ensuite dans une clinique A ou B ?<\/b><\/div>\n<div id=\"langtext_div13\" class=\"Text\">TP : Comme je l&rsquo;ai dit pr\u00e9c\u00e9demment, je pense qu&rsquo;une partie obligatoire de la formation de 2 ans dans la pratique est tr\u00e8s utile et bienvenue. A ma connaissance, c&rsquo;est ainsi que les choses se passent au Benelux. Selon l&rsquo;ISFM, pour environ 600 000 consultations ambulatoires dans tous les \u00e9tablissements de formation postgradu\u00e9e, on compte \u00e0 peine 2500 traitements hospitaliers. La dermatologie ambulatoire est donc certainement au premier plan de la formation postgradu\u00e9e. Pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de toutes les consultations ambulatoires ont lieu dans les cabinets priv\u00e9s C et D et, dans la plupart des endroits, l&rsquo;\u00e9ventail ne diff\u00e8re pas de celui des cliniques publiques B et C, de sorte que la qualit\u00e9 de la formation est \u00e9quivalente. Actuellement, la partie clinique est obligatoire, de sorte que chaque dermatologue sait ce que signifie le travail \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital.Mais les sp\u00e9cialistes qui ont opt\u00e9 pour une carri\u00e8re purement hospitali\u00e8re s&rsquo;imaginent souvent le travail en cabinet priv\u00e9 en d\u00e9calage avec la r\u00e9alit\u00e9 &#8211; c&rsquo;est pourquoi une partie obligatoire en cabinet favoriserait certainement la compr\u00e9hension mutuelle et tous les sp\u00e9cialistes ne pourraient que profiter des contenus de formation postgradu\u00e9e susmentionn\u00e9s, que l&rsquo;on apprend en cabinet mais pas en clinique, dans le cadre de leur formation. Je pense qu&rsquo;une \u00e9ventuelle commission de la soci\u00e9t\u00e9 de discipline m\u00e9dicale responsable de la formation continue doit \u00e9galement se pencher sur cette question.<\/div>\n<div id=\"langtext_div14\" class=\"Zwischentitel\">Entretien avec le professeur Thomas K\u00fcndig, m\u00e9decin-chef de la clinique universitaire de Zurich<\/div>\n<div id=\"langtext_div15\" class=\"Text\">(Dr. med. Natalie Anasiewicz)<\/div>\n<div id=\"langtext_div16\" class=\"Text\"><b>Dr. med. Natalie Anasiewicz (NA) : Combien de candidats postulent-ils chaque ann\u00e9e pour un poste de formation postgradu\u00e9e en dermatologie \u00e0 l&rsquo;USZ ?<\/b><\/div>\n<div id=\"langtext_div17\" class=\"Text\">Thomas K\u00fcndig : environ 300 candidatures par an. Parmi eux, environ 70 sont convoqu\u00e9s chaque ann\u00e9e pour un entretien d&#8217;embauche. Nous pouvons offrir environ 10 \u00e0 12 places de formation par an. Au total, notre clinique compte 35 postes d&rsquo;internes.<\/div>\n<div id=\"langtext_div18\" class=\"Text\"><b>NA : Existe-t-il une cl\u00e9 permettant d&rsquo;\u00e9valuer les besoins futurs en dermatologues dans l&rsquo;ensemble de la Suisse, afin de former suffisamment t\u00f4t un nombre suffisant de dermatologues en Suisse ?<\/b><\/div>\n<div id=\"langtext_div19\" class=\"Text\">TK : A ma connaissance, un tel calcul n&rsquo;existe pas.<\/div>\n<div id=\"langtext_div20\" class=\"Text\"><b>NA : Quels sont les arguments en faveur du maintien d&rsquo;une formation postgradu\u00e9e obligatoire de 3 ans dans un h\u00f4pital A et quels seraient les arguments en d\u00e9faveur d&rsquo;une r\u00e9duction \u00e0 1 ou 2 ans ?<\/b><\/div>\n<div id=\"langtext_div21\" class=\"Text\">TK : La formation dans un h\u00f4pital A est plus large et mieux encadr\u00e9e. Les m\u00e9decins assistants ne suivent pas les patients seuls, mais peuvent s&rsquo;adresser \u00e0 un chef de clinique qui n&rsquo;a pas lui-m\u00eame de consultation pendant cette p\u00e9riode, mais qui supervise les m\u00e9decins assistants. Ce n&rsquo;est pas le cas dans un cabinet m\u00e9dical. L\u00e0-bas, les internes doivent souvent se d\u00e9brouiller seuls au quotidien. Il y a une plus grande pression financi\u00e8re et les cabinets engagent volontiers des m\u00e9decins assistants, car ils sont beaucoup moins chers qu&rsquo;un sp\u00e9cialiste, mais la formation continue peut en souffrir.<\/div>\n<div id=\"langtext_div22\" class=\"Text\"><b>NA : Voyez-vous un d\u00e9savantage pour les candidats au titre de sp\u00e9cialiste en dermatologie en Suisse par rapport \u00e0 leurs coll\u00e8gues \u00e9trangers, qui ne doivent pas passer de temps prescrit dans un h\u00f4pital universitaire ou cantonal, mais qui se voient reconna\u00eetre un titre de sp\u00e9cialiste 1:1 en Suisse ?<\/b><\/div>\n<div id=\"langtext_div23\" class=\"Text\">TK : Oui, c&rsquo;est certainement un d\u00e9savantage et une diff\u00e9rence qualitative dans la formation. L&rsquo;introduction de la nouvelle r\u00e9glementation, selon laquelle on ne peut engager que des m\u00e9decins qui ont travaill\u00e9 auparavant pendant trois ans dans un \u00e9tablissement de formation postgradu\u00e9e suisse, a toutefois mis partiellement un terme \u00e0 cette situation.<\/div>\n<div id=\"langtext_div24\" class=\"Text\"><b>NA : Comment peut-on g\u00e9rer le fait que les candidats au titre de sp\u00e9cialiste commencent leur formation dans des \u00e9tablissements de formation postgradu\u00e9e reconnus (cat\u00e9gorie C ou D) et ne peuvent ensuite la terminer faute de postes dans l&rsquo;h\u00f4pital A ?<\/b><\/div>\n<div id=\"langtext_div25\" class=\"Text\">TK : C&rsquo;est un gros probl\u00e8me. On promet aux m\u00e9decins-assistants qu&rsquo;ils obtiendront ensuite un poste dans un h\u00f4pital A, mais ce n&rsquo;est souvent pas le cas, car nous avons beaucoup de candidats. Ainsi, ils sont tromp\u00e9s et croient faussement \u00e0 des relations avec l&rsquo;h\u00f4pital A. Ce n&rsquo;est pas juste. Une possibilit\u00e9 serait de s\u00e9lectionner ensemble des candidats qui seraient ensuite aptes \u00e0 travailler dans un h\u00f4pital de type A. Les candidats qui ne seraient pas aptes \u00e0 travailler dans un h\u00f4pital de type B pourraient \u00eatre s\u00e9lectionn\u00e9s par le biais d&rsquo;un concours. D&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il y a trop d&rsquo;\u00e9tablissements de formation postgradu\u00e9e de cat\u00e9gorie C, dont l&rsquo;int\u00e9r\u00eat semble \u00eatre de pouvoir recruter des m\u00e9decins \u00e0 bas prix, mais sans perspective d&rsquo;\u00e9volution. C&rsquo;est pourquoi les exigences du centre de formation devraient \u00eatre revues en profondeur.<\/div>\n<div id=\"langtext_div26\" class=\"Text\">*Interview paraphras\u00e9e, car non enregistr\u00e9e<\/div>\n<div id=\"langtext_div27\" class=\"Zwischentitel\">Enqu\u00eates<\/div>\n<div id=\"langtext_div28\" class=\"Text\">Deux sondages anonymes r\u00e9alis\u00e9s aupr\u00e8s des membres du SYD ont donn\u00e9 une image assez \u00e9quilibr\u00e9e de l&rsquo;opinion. Dans les commentaires libres, certains participants ont exprim\u00e9 leur opposition \u00e0 des prescriptions suppl\u00e9mentaires dans la R\u00e9glementation pour la formation postgradu\u00e9e.<\/div>\n<div id=\"langtext_div29\" class=\"Text\">1. que pensez-vous de l&rsquo;id\u00e9e de r\u00e9organiser la formation FMH de mani\u00e8re \u00e0 ce que les 1 \u00e0 2 premi\u00e8res ann\u00e9es soient effectu\u00e9es dans un h\u00f4pital\/cabinet priv\u00e9 de cat\u00e9gorie B, C ou D (avant l&rsquo;obtention du dipl\u00f4me dans une clinique A) ?<\/div>\n<div id=\"langtext_div30\" class=\"Text\">Nombre de participants : 34<\/div>\n<div id=\"langtext_div31\" class=\"Text\">2. si vous souhaitez effectuer une partie de votre formation sur le terrain : Pr\u00e9f\u00e9reriez-vous le faire au d\u00e9but ou \u00e0 la fin de votre formation ?<\/div>\n<div id=\"langtext_div32\" class=\"Text\">Nombre de participants : 20<\/div>\n<div id=\"langtext_div33\" class=\"Zwischentitel\">Auteurs<\/div>\n<div id=\"langtext_div34\" class=\"Text\">Swiss Young Dermatologists (SYD)<\/div>\n<div id=\"langtext_div35\" class=\"Text\">Dr. med. Natalie Anasiewicz<\/div>\n<div id=\"langtext_div36\" class=\"Text\">Dr. med. Rahel Bianchi<\/div>\n<div id=\"langtext_div37\" class=\"Text\">Dr. med. Barbara Erni<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est bien connu que l&rsquo;obtention d&rsquo;un poste de formation postgradu\u00e9e en dermatologie et v\u00e9n\u00e9r\u00e9ologie n&rsquo;est pas chose ais\u00e9e. 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